|
Résumé - Loin du déterminisme national,
géopolitique ou social, la scène médiatique qui caractérise le
début du troisième millénaire présente comme facteur commun des
discours reproduisant et exagérant la violence, l’insécurité et la
vulnérabilité sociale, face à une opinion publique de plus en plus
sensible. Si nous regardons le paysage médiatique des pays
latino-américains, les sujets de prédilection de la presse sont
les enlèvements et le narcotrafic. Dans les pays européens, ce
sont le terrorisme et la violence urbaine, comme le produit du
choc des cultures et de l’immigration qui font le pain des médias.
Ces situations mettent en évidence la rupture qui
existe entre les institutions et la société, rupture qui
caractérise l’actualité. Cette rupture représente le déséquilibre
entre les besoins d’une société et la façon dont les institutions
prétendent les gérer, rupture visible et amplifiée par les médias.
Ainsi, l’incertitude de notre époque, ou plus précisément, le
manque de certitude, a pour base deux éléments principaux : la
représentation, par le biais de la mise en évidence médiatique de
problèmes comme le chômage, la délinquance, l’augmentation des
maladies chroniques et aigües (ce qui correspond à la sphère
publique) et l’identification réelle ou symbolique, de l’existence
des dits problèmes dans la vie courante des individus (ce qui
correspond à la sphère privée). C’est justement à l’intersection
de ces deux éléments que l’incertitude se manifeste. C’est
pourquoi cet article a pour volonté d’analyser les deux facteurs
déterminants dans la construction sociale de l’incertitude : la
médiatisation et l’appropriation par le public de l’information
médiatisée.
Télécharger l'article en pdf - 10 pages - 320 Ko
Beatriz Padilla Villarreal est Docteure en Sciences de
l´Information et de la Communication de l´Université Lyon 3. Elle
est actuellement Responsable de la Protection Civile de
l’Université Autonome de Coahuila, au nord du Mexique.
Thèse : “Médiatisation et identification comme des facteurs
intervenant dans l’irruption de la crise sociale. Une analyse
biculturelle de la presse écrite et modélisation,” Université de
Lyon 3, 630 p.
Mémoire de DEA : “La communication de crise dans les
organisations”, Université Lyon 2, 300 p.
Contact : beatrizpadilla@yahoo.com.mx
Magazine de la communication de crise et sensible.
(c) Tous droits réservés par les auteurs
|