Samedi 31 Juillet 2010 - Le Magazine de la Communication de Crise et Sensible
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« Gouverner, c’est prévoir », indique le fameux adage. Prévoir,
et même le pire, serait-on tenter d’ajouter, à la lumière de ce
qui s’est passé ces dernières années, en France avec la canicule,
ou plus récemment en Asie avec le tsunami. Au-delà de l’émotion
légitime qu’ils ont suscité, ces événements tragiques doivent nous
pousser à nous demander si nos pouvoirs publics se sont donnés les
moyens et ont les capacités, aujourd’hui, de faire face à de
telles crises, aussi improbables et imprévisibles soient-elles.
La nature humaine est ainsi faite : face à un désastre, elle se
demande quelle mouche a piqué le ciel. Mais, au fur et à mesure
que le temps passe et que l’événement tragique s’efface
graduellement des mémoires, cette nature humaine a aussi tendance
à oublier que la probabilité qu’une catastrophe similaire arrive
est certes faible, mais certainement pas nulle. Les économistes
donnent le nom de « myopie au désastre » à un tel phénomène
comportemental.
Dans le cas français, lorsque le pays a été frappé de plein
fouet par la canicule, le gouvernement et certains commentateurs
politiques se sont demandés s’il était bien raisonnable de blâmer
les pouvoirs publics pour un choc exogène, à savoir un climat
exceptionnellement chaud. S’il était raisonnable, en quelque
sorte, d’en vouloir au gouvernement de ne pas avoir prévu…
l’imprévisible. La réponse apparaît évidente, lorsque le problème
est posé ainsi.
Et pourtant. Nous vivons à une époque particulièrement trouble,
notamment en matière internationale. Ce n’est plus un secret pour
personne que le risque d’attentat terroriste demeure grand, et que
le nombre de personnes nécessitant des soins intensifs aux
urgences peut augmenter de manière significative, dans un lapse de
temps très court. Le mécanisme est exactement le même qui a
entraîné une hausse colossale des patients aux urgences, lors de
la canicule, en l’espace de quelques jours seulement. La
probabilité de l’événement en lui-même était peut-être jugée
quasi-nulle avant qu’il ne survienne. Mais la probabilité d’une
hausse substantielle du nombre de patients aux urgences, quelque
soit sa cause exogène, a sans doute et continue d’être
sous-estimée.
Aujourd’hui, étant donné l’état déplorable des urgences
françaises, on est en droit de se poser des questions. Plus qu’un
problème de santé public, il s’agit désormais d’une question de
sécurité nationale et citoyenne. Nous ne pouvons plus nous payer
le luxe d’être myopes face au désastre, tant les événements passés
nous ont rappelé quel était le coût de l’imprévoyance, et tant le
climat actuel ne peut prêter à l’insouciance. Nous ne pourrons
plus dire que nous n’étions pas prévenu…
Planète en crise
A l’initiative du Pôle de recherches en communication d'organisation de
l'Université de Louvain se tiendra les
18 et 19 novembre 2010 à
Bruxelles
un colloque international intitulé
"Communication &
Environnement, évolution des approches, changement des pratiques" Télécharger le
communiqué Télécharger l'affiche
Petit déjeuner -débat de la Sorbonne, mai 2010
Didier Heiderich est invité à débattre sur :
« Comment réconcilier l’entreprise et le social ? La crise, outil de
management pour adapter la communication à l’entreprise de demain. » Information :
www.sorbonnecommunication.fr
Le Monde Interview de
Didier Heiderich sur la communication de crise du
Vatican, avril 2010 Lire
Techniques de l'ingénieur Interview de Didier Heiderich sur les enjeux sensibles
"Nanotechnologies : les entreprises face au risque de réputation", mars
2010 Lire
LA VOIX DU NORD Interview de Thierry Libaert
"Oui, il y a eu des ratés dans la communication de Total mais pouvait-il
en être autrement ?"
Mars 2010 Lire
eScholarship Editions
Les "University of California
Press" ont mis en ligne, gratuitement, quelques 400 ouvrages (histoire,
littérature, sciences sociales...), en texte intégral, sur leur
catalogue d'environ 1500 ouvrages électroniques. Pour les ouvrages
gratuits, voir "Browse Public Titles" Découvrir le site
Management
de crise
La faute à l’éléphant ?
Ou la crise comme refus du changement Par Pierre Fayard, Directeur du
Cendotec,
Cité Universitaire de Sao Paulo, Brésil.
| Télécharger
(pdf 205 Ko)
Gestion
de crise
"COMMENT EN EST-ON ARRIVE LA ?"
DU TERRAIN DE CRISE A LA CATASTROPHE Par Christophe Roux-Dufort, professeur EM Lyon "Que l'on soit manager, communicant ou gestionnaire de projet, cet
article est absolument à lire." DH.
| Télécharger
(pdf 428 Ko)
Sociologie des crises
et du risque
LA PERCEPTION DU RISQUE DANS LA SOCIÉTÉ DE LA PEUR Par Didier Heiderich,
président de l'OIC
| Télécharger
(pdf 131 Ko) Plus de 10 000 lecteurs (03/2010)
Crise :
1..150 par Thierry Libaert Plus de 42 000 lecteurs
*
3ème édition
| Pour obtenir l'ouvrage
La communication de crise
fait sa pub Mémoire de Sophie Giret,
Lauréate du concours 2003
sur la communication de crise plus de 28 000 lecteurs
*
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2007. "Il y a trois sortes de mensonges : les
mensonges, les gros mensonges et les statistiques." Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique
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